Ça lui a dit.
4 juin. Journée de congé pour la troupe: moi, mon bon vieux pote Rami et nos inconditionnelles supporteurs, ma chérie et la belle Caro. 6 heures de route pour aboutir à Petit Saguenay. C'est petit Petit Saguenay. Le nom le dit: PETIT Saguenay. 825 habitants. Pas de guichet automatique. Des gens hyper accueillants et fiers qui nous ont cuisiné des belles tourtières après le raid. Des valeurs et une chaleur humaine comme on n'en retrouve pas à Montréal et dans les grands centres. Des gens heureux, point final.
5h15 am. Le cadran retentit dans notre coquette chambre de l'Auberge des 2 Pignons comme un clairon d'armée. Pas la radio ni le buzzer. La radio dans le tapis à un poste qu'on ne captait pas, visiblement. Comme si une avalanche venait d'engloutir le village...
Ensuite, petit déjeuner et derniers préparatifs avant le départ. On étudie la carte et on joue les pros, comme si on en était à notre 12e raid. Fuck le check point 1, on aura qu'à suivre les autres. Après, on analysera la carte, tranquille dans le bois, en mangeant nos céréales comme dans une pub de Muslix. Non Ram, c'est une course qu'on fait mon vieux. Idéalement faudrait courir et pédaler et pagayer et re-pédaler et re-courir dans le tapis. Do it Rami, do it! Ce sera d'ailleurs notre expression fétiche de la journée...
8h00. C'est le départ.
- Morale check point 1: Ne jamais suivre les autres. 10 minutes de perdues.
- Morale check point 1,2 et 3: Ne pas courir en mongole au début. Ça donne des crampes aux cuisses ensuite. Demandez à Rami...
- Morale check point 4 et 5: Ne pas louer les kayaks de l'organisation. Ça prend des crisses de bons bras et des bonnes épaules pour maintenir un semblant de vitesse avec un kayak gonflable.
- Morale check points 6 à 11: C'est pas parce qu'on a un bike qu'on doit toujours s'en servir. Il est très important d'apprendre à marcher à côté de son vélo dans des pentes à 45 degrés remplies de boue
- Morale check point 12: Le chemin le plus court entre 2 points, c'est la ligne droite. Pour se rendre à la tyrolienne, on s'est pas cassé le cul. Dans la rivière jusqu'au cou et au diable s'il y a du courant. Faut bien le finir ce raid-là...
- Morale check point 13: C'est quand t'approches de la fin que les choses se replacent et c'est quand tu t'attends au pire que tout se passe le mieux.
On aura finalement complété notre raid en 8 heures. Honnêtement, une belle réussite dans les circonstances. Aucune expérience, une forme physique qu'on ne savait adaptée à ce genre de défi, une pluie constante toute la journée....
Ce fut avant tout un trip sportif entre 2 gars qui se connaissent depuis des années et qui ont eu un réel plaisir à passer la journée à moins de 15 mètres l'un de l'autre. Une belle façon de se challenger mutuellement, de se pousser à fond, de s'encourager et de prouver, encore une fois, la force d'une amitié indissociable...
Ce fut aussi une belle soirée passée avec nos blondes à se raconter l'aventure, à danser avec les gens du village sur de la bonne vieille musique traditionnelle, boire un coup et s'endormir heureux et accomplis...
Merci ma blonde, merci Rami et merci Caro. Ce fut un weekend formidable. Je suis partant pour un autre raid n'importe quand... ;-)
Une semaine plus tard...
Pour ne pas ankyloser mes muscles, j'ai eu la brillante idée de m'inscrire au triathlon de Tremblant la semaine d'après. J'avais donc 6 jours pour récupérer de mon raid et me remettre en shape pour le triathlon. Finie la course main dans la main avec Ram. J'allais être seul à Tremblant le samedi suivant...
Triathlon sprint. Rien de bien stressant. Seule inconnue: nager avec un wet suit. Autrement, je me sentais prêt. Rien de stressant? Non, j'oubliais: packer tout notre stock du weekend. Le wet suit, le stock de vélo, de course, linge propre, boxers, bas, bâtons de golf, linge de golf, brosse à dents, etc, etc. C'est comme ça nous. On part pour 24 heures et on amène du stock pour une semaine. Parce qu'après le triathlon, c'était un 9 trous de golf et ensuite une soirés chez l'amie Josée. Sacrée journée, j'vous le dis!
Le triahtlon? Comment? Mon temps? Très bon j'imagine. Après avoir demandé au gars du chrono l'heure de départ du triathlon sprint, l'heure de départ du Olympique, mon heure d'arrivée et en analysant le chrono affiché pour le temps du Olympique (parce que c'était le seul &%$/* de cadran) et après quelques soustractions, j'en suis arrivé à un chrono de 1h15 pour ma course. Oui, je sais, SportStats (la compagnie qui distribue les puces électroniques) se fend le cul en 4 pour chronométrer individuellement nos temps de nage, de vélo et de course. Mais moi, la p'tite tête que j'suis, j'ai oublié de rattacher ma puce après avoir enlevé mon wet suit à la première transition. Moi le con, j'ai roulé et couru comme un cave pas de puce électronique parce que je l'avais bêtement oublié à la zone de transition. Résultat officiel et sur le Web: 260ième sur 260. Bon je m'arrête, je repogne les nerfs...
Ceci dit, une bonne course dans l'ensemble. Dans 2 semaines, j'en refait un autre. Je m'en crisse, peu importe lequel, je veux juste un temps officiel.
Faque pour oublier ça, j'suis allé relaxer sur un terrain de golf. Je peux vous dire que les coups de départs étaient très bons. Y'avait une frustration qui partait de mon cerveau, passait par mes bras et se transmettait, comme par osmose, à la balle qui décollait dans la limite de ce que je suis capable de faire décoller une balle de golf. C'est-à-dire avec une bonne slice à gauche... calisse.
Bon, assez pour ajourd'hui.
Prochain triathlon: peut-être Soulanges fin juin. Y'a ma blonde aussi qui a promis de s'y mettre (et ce sans pression de ma part). Vas-y chérie, je suis derrière toi...
Dage.


Les p'tits canards du Lac Brome couraient pas mal plus vite que prévu dimanche matin. Comme si un vilain prédateur les avait chassés de la mare...


